Dans ma tête, le brouillard,
Et dans mon c½ur, le froid,
Je suis seul, je m'égare,
Je suis paumé sans toi.
Alors pour passer le temps,
Pour faire semblant d'exister,
Je dis en souriant
Que j'ai oublié...
Je me mens à moi-même,
Je vis dans mes illusions,
Du fond de ma géhenne,
J'aime par procuration.
Il ne me reste plus rien,
A part mes souvenirs,
Des photos, des dessins,
L'image de ton sourire...
J'ai perdu ma seule utopie,
J'ai un c½ur qui bat,
Je ne sais pas pour qui,
Et je ne sais plus pourquoi.
Je ne sais pourquoi dieu
M'a, un jour, posé là.
Tu t'es trompé, mon vieux !
Ce monde n'est pas pour moi...
Je n'ai plus de raisons,
De vivre ou bien d'aimer,
Je n'ai plus cette passion,
Que j'avais, un jour éprouvé.
Je n'ai plus que la colère,
La désillusion, le dégoût,
Elle peut crever la Terre,
Désormais, je m'en fous...
Blasé, fatigué,
Anéanti, achevé,
Perdu, désabusé.
Dire que j'avais un rêve,
Et dire qu'il était vrai.
Dire que j'avais un rêve,
Et dire que l'ont s'aimait...
Un an: Ami, souviens-toi
Un an...
Un an, c'est:
12 mois à penser à toi
52 semaines à parler de toi
365 jours éloignés de toi
8760 heures pénibles sans toi
525.600 minutes de vie sans toi
31.536.000 secondes à se souvenir... de toi.
Ami souviens-toi
Si tu passes par là
Rappelles-toi de ne pas oublier.
Rêve à penser.
Pense à rêver.
Vis chaque jour comme le dernier.
Mais surtout, n'oublie pas,
Qu'il vaut mieux demander "comment ça va"
Pour ne rien dire
Que ne demander que rarement
Et rater, le dernier souffle d'une présence
De ceux qui font ton existence.
Car c'est lorsqu'ils sont partis
Que l'on se dit "on parlait si peu"
A ce moment il sera trop tard
Même pour un au revoir.
Ami souviens-toi
Si tu passe par là,
Pense à te rappeler
Rêve au passé,
Continue ta vie, comme tu l'as inventée.
Mais surtout, n'oublie pas
Que ce sont dans nos voix
Que nos amis disparus gardent vie
Et le souffle de la vie, jamais ne ternira.
Ami, souviens-toi... si tu passes par là.